Comment une simple page Instagram a changé ma vie ?
Si quelqu’un m’avait dit il y a quelques années qu’une simple page Instagram allait bouleverser ma vie professionnelle, je ne l’aurais probablement jamais cru.
À l’époque, je travaillais dans le salariat et la pâtisserie n’était qu’une passion parmi d’autres.
J’aimais créer. Tester. Imaginer de nouvelles recettes. Mais rien ne laissait présager ce qui allait suivre.
Pendant cette période particulière où seuls les magasins alimentaires étaient ouverts, j’ai commencé à partager mes créations sur les réseaux sociaux. Sans stratégie. Sans objectif particulier.
Sans imaginer une seule seconde que ces quelques publications pourraient un jour devenir le point de départ d’une véritable entreprise.
Au début, il n’y avait ni logo, ni business plan, ni ambition de créer une marque.
Il y avait simplement une envie de partager ce que j’aimais faire.
Lorsque j’ai commencé à publier mes créations, tout était encore très spontané.
Je passais énormément de temps à chercher de l’inspiration, notamment sur Pinterest.
J’y découvrais des idées, des recettes, des présentations qui me donnaient envie d’essayer, de tester et surtout de créer mes propres versions.
J’adorais reproduire certaines techniques, les adapter à ma façon et voir jusqu’où ma créativité pouvait m’emmener.
Très vite, j’ai commencé à partager ces réalisations sur mes réseaux sociaux.
Au départ, il s’agissait simplement de montrer ce que je faisais dans ma cuisine. Mais petit à petit, les choses ont commencé à évoluer.
Les premières réactions sont arrivées. Puis les premiers échanges. Et surtout, les premières opportunités.
Je me souviens encore de l’une de mes premières collaborations avec la marque Maison Jock.
Cette entreprise bordelaise spécialisée dans les préparations pâtissières s’était intéressée à mon travail et m’avait proposé un partenariat.
Le principe était simple : la marque m’envoyait certains de ses produits et, en échange, je réalisais des recettes et du contenu pour montrer ce qu’il était possible de créer avec eux.
À l’époque, cette proposition représentait beaucoup pour moi.
C’était la première fois qu’une entreprise faisait confiance à mon travail.
La première fois que je réalisais que mes créations pouvaient intéresser des professionnels.
Ces collaborations m’ont permis de progresser rapidement.
Elles m’ont aussi appris à structurer davantage mes contenus, à réfléchir à mes publications et à développer ma créativité.
À cette période, j’ai également décidé d’ouvrir un compte TikTok.
Je publiais simplement les mêmes vidéos que celles que je partageais déjà sur Instagram et Facebook.
Sans grande attente. Par curiosité surtout.
Mais très rapidement, certaines vidéos ont commencé à circuler.
Les vues augmentaient. Les abonnés arrivaient. Et les retours devenaient de plus en plus nombreux.
Puis un événement est venu accélérer les choses.
Le Journal des Femmes s’est intéressé à certaines de mes créations et a décidé de les mettre en avant.
Cette visibilité a provoqué un véritable tournant. En quelques semaines, de nombreuses personnes ont découvert mon univers. Les abonnés ont afflué. Les commentaires se sont multipliés. Et mon compte TikTok a connu une croissance que je n’aurais jamais imaginée.
Aujourd’hui, cette communauté rassemble plus de 24 000 abonnés.
Mais lorsque je regarde en arrière, je repense souvent à ces premiers partages réalisés sans aucune ambition particulière.
À ces recettes préparées simplement pour le plaisir.
À ces premières collaborations qui m’ont donné confiance.
Et à toutes ces petites étapes qui, mises bout à bout, ont fini par changer le cours de ma vie.
Parce que pendant que cette aventure prenait forme sur les réseaux sociaux, je continuais en parallèle à mener une vie professionnelle complètement différente.
Et c’est justement à ce moment-là qu’une question a commencé à revenir de plus en plus souvent dans mon esprit :
Et si cette passion pouvait devenir bien plus qu’une simple passion ?
C’est cette question qui allait m’amener, quelques mois plus tard, vers le Salon de l’Entrepreneuriat de Metz et vers une décision qui allait changer la suite de mon parcours.